TUTTI QUANTI. Nous sommes en reconstruction, et cela prend du temps.

Archéopole (CULTURE/MYTHOLOGIE)

One Thousand and One Arabian Nights

“…Le vizir, chargé de veiller à l’exécution des épouses du roi avait, on le sait, deux filles : l’aînée avait pour nom Shéhérazade, et la plus jeune Dounyazade. Shéhérazade avait lu des livres et des écrits de toutes sortes, allant jusqu’à étudier les ouvrages des Sages et les traités de médecine. Elle avait retenu en sa mémoire quantité de poèmes et de récits, elle avait appris les proverbes populaires, les sentences des philosophes, les maximes des rois. Elle ne se contentait pas en effet d’être intelligente et sage; il lui fallait encore être instruite et formée aux belles lettres. Quant aux livres qu’elle avait lus, il ne lui avait pas suffi de les parcourir : elle les avait tous étudiés avec soin.

Un jour, elle dit à son père :

-Ô père, je voudrais te faire part de mes pensées secrètes.

-Quelles sont-elles? demanda le vizir.

-Je veux que tu arranges mon mariage avec le roi Shâhriar : ou bien je grandirai dans l’estime de mes semblables en les délivrant du péril qui les menace, ou bien je mourrai et périrai sans espoir de salut, partageant le sort de celles qui sont mortes et ont péri avant moi.

(La Tisserande des Nuits, Les Mille et Une Nuits, tome un, R. Khawam, Editions Phébus, 1986)

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The Legendary Signer.

Quand l’animé 5D’s est arrivé à sa fin avec (plus ou moins) trente-six mille questions et frustrations (UGH. YUSEI.) en suspend, l’une des promesses que j’aurais sincèrement voulue voir un peu plus exploitée est la piste mythologique -principalement développée lors de la première moitiée de la série, mais progressivement abandonnée au profit de complots trans-temporels extraterrestres. Heureusement, la version manga toujours en cours continue de suivre son incursion dans ce qui aurait pu être une épique incursion mythologique dans la veine de Jojo’s Bizarre Adventure. Et pour ainsi débuter ce panorama mythologique pré-colombien, je vous propose un petit retour dans le temps: à l’épisode 111 de 5D’s, le départ à un mini Arc de trois épisodes localisé sur le site même au centre de notre histoire. les Lignes et géoglyphes de Nazca et de Pampas de Jumana…

Attention Duelists! Avant tout, et afin que ces informations soient accessibles, je pense qu’il est important de bien situer l’inspiration mythologique de l’animé Yu-Gi-Oh! 5D’s. C’est à dire principalement les cultures pré-colombiennes couvrant la cordillère des Andes, où se situe aujourd’hui notamment le Pérou, et où se sont succédées différentes civilisations. Nous citerons par par exemple la culture Moche (100-700 Ap.JC), la culture Nazca (200-800 Ap.JC) à qui l’on doit les fameuses lignes, où encore le prolifique Empire Inca (1438-1572) vers qui l’on se tournera principalement pour les figures mythologiques. Aussi, si certaines accolades ont déjà été faites au cours de la franchise Yu-Gi-Oh! , il faudra donc éviter toute méprise avec par exemple les cultures mésoaméricaines développées autour du Mexique, Maya (c. 2000 AV.JC – 250 Ap.JC) ou Aztèque (14ième – 16ième siècle). Aquì no Mexico. Comprendo?

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K I S A R A 2

Vous pensiez que nous avions explorées toutes les possibilités autour du mythe de l’esclave détenant le pouvoir du Dragon Blanc? Et bien après plus d’un an, voici une nouvelle pièce encore plus parlante pour décrytper le personnage phare du dernier acte de la mémoire du Pharaon du manga original. Parfois, certains détails vous parlent quand vous ne vous y attendiez pas.

Un nom. Premièrement, Kisara, qui semble fortement être une prononciation japonaise d’un second : Kishar. Il s’agit du nom d’une ancienne Déesse Mésopotamienne, fille des deux dieux serpents Lahmu et Lahamu (sorte d’Adam et Eve Babylonien) et soeur et épouse de Anshar, le Ciel, dont elle est la deuxième face de l’horizon: la Terre. Elle apparait dans l’Enuma Elish, l’épopée Babylonienne de la création du monde. Aussi écrit Kissare ou Kisar, son nom se traduit par « hôte de la Terre ». Car le dragon, si ses ailes en sont un détails caractéristique, est d’abord un élément de la terre, un reptile. D’ailleurs, pour rester dans la fiction fantasy, j’ai toujours pensé que monsieur Takahashi avait probablement un jour lorgné chez George R. R. Martin et sa saga épique A SONG OF ICE AND FIRE et sa dernière survivante de la famille Royale Targaryen: Daenerys Targaryen, le sang du dragon au cheveux d’argent. Sérieux, avec la série télévisée adaptée par HBO, j’ai l’impression de voir Kisara dans chacun des traits de la demoiselle. Oui, le personnage original du livre est beaucoup garce à mon goût dans le premier volume, alors que Kisara est un modèle de douceur. Et comment ne pas faire le rapprochement entre le Blue Eyes Ultimate Dragon 青眼の究極竜 icônique de Seto Kaiba et le dragon Tricéphale emblème des Targaryens, ou encore le Blue-Eyes White Dragon’s 3-Body Connection 青眼の白龍3体連結 de Seto et les trois dragons Drogon, Viserion et Rhaegal de Daenerys? FIRE AND BLOOD. Bref. Après ces quelques lignes, je me demande si mon roman du premier article était vraiment nécessaire… Urgh.

You were thinking that we had explored all the possibilities arround the myth of the slave girl with White Dragon power? Well, after more than a year, here is a new even more talking piece to decrypt the most famous character of the Pharaoh’s Memory last act of the original manga. Sometimes, some clues appear to you when you don’t expect them anymore.

A name. First, Kisara, which is strongly reminiscent and so certainly a japanese pronunciation of a second: Kishar. It’s the name of an ancient Mesopotamian Goddess, the daughter of the two serpent-gods Lahmu and Lahamu (a Babylonian Adam and Eve sortof), and sister and wife of Anshar, the Sky male principle whom she is the second counterpart of the horizon: the earth. She appears in the Enuma Elish, the Babylonian creation myth Epic. Also written Kissare or Kisar, her name can be translated by ‘Host of the Earth’ as Kishar can be seen as an earth mother goddess. Because the dragon, if its wings are a characteristic details, is primarily a component of the earth, a reptile. Anyway, to stay in fantasy fiction, I’ve always thought Takahashi had one day eyed on George R. E. Martin’s epic saga A SONG OF ICE AND FIRE et its lasy survivor of the House Targaryen: Daenerys Targaryen, the silver hair dragon’s blood’s daughter. Seriously, with the series adapted by HBO, I’ve always think to Kisara when looking at Dany. Because yes, the character in the book is far more bitchy in my taste within the first book, while Kisara is a pure model of smooth like HBO’s Dany. Aww. And how not to make any link between Seto Kaiba’s iconic Blue Eyes Ultimate Dragon and the three-headed dragon of the Targaryen’s emblem, or Seto’s Blue-Eyes White Dragon’s 3-Body Connection and Daenerys’ 3 dragons Drogon, Viserion, and Rhaegal? FIRE AND BLOOD. So. After these fex lines, I wonder if my novel-like analyse of the first article was really necessary. Maybe not…


SCIENCE IS N RELIGION.

Concept Arts pour N(エヌ )de Pokemon Black & White par Ken Sugimori / GAME FREAK.

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R E S H E F

AVANT PROPOS: Quand on parle de Pegasus, on touche d’abord bien toujours à une clès particulière de la saga YGO. Aussi je me sent obligé d’émettre un avertissement quant à la question de continuité de la série émise en fin d’article. C’est un sujet très controversé parmis les fans. Voici donc tout d’abord une série de liens, les plus sérieux à mon goût, que vous ne pourrez jamais lire dans la communauté YGO mondiale occidentale. Maintenant, c’est vous de réfléchir à votre propre YGO.

http://arynis.livejournal.com/32379.html (la Création de Magic & Wizards par Arynis)

http://arynis.livejournal.com/6941.html (la Timeline de YGO centrée sur Pegasus par Arynis)

De toutes les apparitions de Pegasus dans la saga YGO, nul doute que sa plus classieuse et badass restera sans conteste son rôle de grand méchant sous le titre de Sol Chevalsky, dont le nom de Taiyō Tenma 天馬太陽 dans la version originale n’est pas sans rappeler celui de ses deux fils adoptifs: Gekkō 天馬月行 et Yakō Tenma 天馬夜行 dans YGOR. Sachant que cette identité alternative est le résultat d’une prise de contrôle même de l’esprit de Pegasus par une entitée maléfique, et non une tactique personnelle, ce nom de Tenma doit donc fortement être encré dans la chair de cet homme malheureux clès de voute de la saga. Et encore plus profondément, comment expliquer que ce patronyme iconique apparaisse dans dans un futur alternatif où le créateur de Magic & Wizards devrait pourtant être mort dans son royaume du duel?

Voici aujourd’hui l’histoire de Taiyō Tenma et son divin manipulateur…

fanart 天馬兄弟 by 兜羅 PIXIV id=166748

Non, ce nouveau spin-off n’est pas un nouveau manga (malheureusement), ou encore un épisode OAV alternatif (et quel dommage), mais bien le fil scénaristique du fantastique jeu vidéo RPG portable Yu-Gi-Oh! Duel Monsters 8: Reshef of Destruction 遊戯王デュエルモンスターズ8 ~破滅の大邪神, sortit en 2003 au japon sur GBA (et en 2004 en france). Pour en revenir au nom de Tenma 天馬, il s’agit en fait d’une lecture purement japonaise du nom « Pegasus », n’apparaissant pourtant seulement dans YGO!R avec ses deux fils adoptifs. Si dans le jeu ce n’est qu’une forme de dissimulation, il rappelle quand même directement les deux frères, n’étant pourtant officiellement reconnus comme existants que dans la ligne temporelle de la continuité du manga, c’est à dire celle suivant la mort de Pegasus, la saga YGO se scindant en deux futurs alternatifs à cet évènement: le manga où il meurt lorsque Bakura lui arrache son oeil Millénaire, et l’animé où il survit et change de ce fait le futur entier par rapport aux évènements du manga. C’est un peu la conception même de ce qu’est le futur en soi: un infini de possibilités de déroulements différents pour chaque choix réalisé dans chaque existence. Ici, c’est dans le futur version animé que nous nous situons. Futur dans lequel Pegasus survit après s’être fait énucléé par Bakura et porte alors un cache oeil, et dans lequel Rebecca est comme dans l’animé une amie du Yugi-gang  (seul son grand-père est ami de Sugoroku dans le manga).

Dans cet épisode particulier, du même genre que l’ARC filler Noah de l’animé DM, Taiyō Tenma intervient donc lors du Battle City dans lequel il se cache derrière un complot visant à la disparition des objets Millénaires et des trois cartes de Dieux Egyptiens dans le but de réanimer un étrange pouvoir obscure. Ce pouvoir, il s’agit d’un quatrième Dieu Egyptien dénommé RESHEF, emprisonné depuis des Millénaires et ayant pris posséssion de Pegasus lui-même, afin de lui faire briser le sceau. Ce dieu dit le Destructeur dans le jeu vidéo, apparait aussi dans le jeu de carte Magic & Wizards sous le nom de Reshef the Dark Being comme carte monstre rituel associé à la carte du Rituel Final des Anciens. Symbole de son pouvoir destructeur, les trois Dieux Egyptien RA, OSIRIS et l’OBELISQUE apparaissent d’ailleur absorber  en trois orbes dans les mains de RESHEF. Décrit comme un être obscure, il est tout aussi curieux de voir qu’il s’agit en fait d’un être de lumière. Tout cela remonte aux origines même du dieu ayant servit de modèle à ce personnage intriguant de la saga…

 

RESHEF, ou Resheph / Reshep/ Rasap, est un dieu égyptien (à l’origine Syrien) de la guerre (associé à Montu, le dieu à tête de boeuf) trouvant sa source dans le pays de Canaan, le nom biblique du fils du seconf fils de Noé, donné à cette région du Proche Orient aujourd’hui Palestine et régions alentours. Il fait aussi partie d’un triade composée de son épouse Qetesh, déesse du plaisir (sexuel) et de leur fils Min, dieu de la fertilité, tout trois instaurés comme de nombreux autres dieux au cours de la dix-huitième Dynastie Egyptienne. La lance qu’il porte dans ses représentations Egyptiennes est quant à elle synonyme de sa maitrise des éléments tempériques, et pour en revenir à son élément dans M&W, il faut savoir qu’il s’agit d’un dieu associé à la lumière, où cette dernière peut aussi se transformer en flammes, comme décrites dans la Bible Hébraique. En hebreu, son nom veut d’ailleur dire « le Ravageur ». Dans YGO, son apparence est plutôt celle d’une machine de guerre antiques couleur de bronze cramé. Un design carrément steampunk. En ce qui concerne la carte Rituel des Anciens, [SPOILER] celle-ci est en fait l’illustration même de la scène de sa libération par Pegasus possédé, avant intervention du Yugi-gang pour vaincre  le dieu destructeur et le renvoyer dans le néant. Un acte necessitant alors le sacrifice de Pegasus même, en qui après l’avoir manipulé tout le long du jeu, RESHEF trouve un receptacle parfait pour survivre à sa défaite. Le créateur de M&W accorde alors aux héros la funeste mission de le « sceller définitivement », enfermant alors Pegasus et RESHEF ensemble à tout jamais dans les ténèbres. La mort quoi. Game Over. [Fin SPOILER]

Chose intêressante dans cette scène, c’est cette stèle de pierre sur laquelle RESHEF était enfermé: le même type de stèle  sur lesquelles étaient enfermés les KA dans l’égypte antique YGOesque, avant d’être utilisés pour combattre via les objets Millénaires. Il s’agit de la première stèle de ce type connue à encore exister à l’époque contemporaine de YGO… En effet, on decouvrira quelques années plus tard dans des ruines greco-romaines la stèle de pierre du Rainbow Dragon (épisodes 127-128 de GX), que Pegasus lui-même décryptera pour finaliser le fameux dragon meneur des Bêtes Crystallines. Si l’on suit logiquement le déroulement de l’histoire, il n’est donc pas finalement pas si étonnant de retrouver ces stèles dans un contexte non-Egyptien si l’on prend en compte les diverses invasions méditérranéennes subies par l’Egypte par le passé. Dans 5D’s, les choses deviennent de plus en plus floues avec les lignes de Nazca et les Esprits de la Terre Immortels Jibakushin, avec lesquels on découvre un nouveau type de sceau pour contenir les monstres de Duel. Mais qu’en est-il des cartes des Dieux Polaires Æsir dont on assiste à la découverte sous la forme même de carte? Des cartes de jeu divines envoyées sur terre sous cette forme serait un complet EPIC FAIL pour la série qui malgré ses habitudes abracadabrantes s’est tout de même créée sa propre forme de cohérence: une carte reste une carte. Après une possible disparition définitive de Pegasus, qui est donc responsable de la création physique des cartes de Magic & Wizards aujourd’hui? Les Dieux Polaires auraient donc été cachés de nombreuses années auparavant? Espérons seulement que YGO ne finisse par se perdre définitivement dans la cohérence souvent fragile de son récit. Et avec l’arrivée prochaine de ZEXAL, il-y-a de quoi avoir peur…

GAME OVER


The Easter Island! A Wild New Moai Appears!

Easter Island, c’est l’Île de Pâques, perdue dans le Pacifique à 2000 km de l’île la plus proche, et tenant son nom de sa découverte par hasard un dimanche de Pâques 1722, par l’explorateur néerlandais Jakob Roggeveen. Cette île, vous la connaissez tous par son folklore gravitant autour de ses vestiges mégalithiques héritages de la culture ethnique autochtone Rapanui, et plus particulièrement de ses 887 monolithes devenus des icones dans le monde entier, et encore aujourd’hui présent dans la culture visuelle moderne: les Moaï. Bien entendu, le titre plus haut est une annerie sans nom car non, même si certains jeux vidéo voudraient nous le faire croire, ces géants de pierre ne viennent pas de l’espace. Dommage, ça sonne tellement cool… [ATTENTION DUELLISTS! Mise à jour en fin d’article!]

fanartギオスとジム by 蟻 PIXIV id=282440

« Aucune nation ne combattra jamais pour l’honneur d’avoir exploré l’Île de Pâques, […] il n’y a pas d’autre île dans la mer qui offre moins de rafraîchissements et de commodités pour la navigation que celle-ci »

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the game from India.

Raijinhai 雷神牌

Pavo Cristatus

Désigné comme oiseau national de l’Inde en 1963, qui mieux que le Paon peut ouvrir cet article dédié à la mythologie Indienne?

Car parmis les divinités dépeintes dans l’hindouismes, nombreuses sont celles auprès desquelles le Paon s’impose comme une icone emblématique. Que ce soit auprès de la déesse des arts et de l’intellect Sarasvatī सरस्वती, symbolisé par une plume sur le front du huitième avatar Krishna कृष्ण, faisant le coursier pour le dieu destructeur et régénérateur Shiva शिव, servant de monture à Kaumarī कौमारी l’une des déesses Matrikas, et surtout en tant que Vāhana (c’est à dire véhicule divin) de Kārttikeya aussi appelé Murugan मुरुगन. Ce dernier est le dieu de la guerre et de de la chasteté (ses temples sont interdits aux femmes) né du Gange, accompagné de son Paon (qui se dit Mayura en Sanskrit) dénommé Parvani, incarnation de la splendeur et la majesté, ayant la capacité de détruire les serpents avatars des démons Asura. Mais selon la légende, c’est d’abord à Indra इन्द्र  le roi des Devas que le Paon mâle doit sa robe pompeuse (Peacock étant le Paon mâle et Peahen la femelle en anglais, car nous ne faisons pas de différence de sexe dans la dénomination de la langue française), son plumage étant auparavant dépourvu de couleurs comme le sont les femelles. Lorsque qu’un jour il aperçu le démon Rāvana pourchassant Indra, l’animal déploya ses plumes pour que ce dernier puisse s’y cacher et ainsi éviter de vilaines blessures malgré sa puissance. Le démon passa alors sans rien remarquer, et Indra pour le remercier lui offrit une robe de plumes de couleurs par laquelle il pouvait désormais parader. Le Paon devint ainsi le herault du dieu Indra en annonçant l’orage de son cri perçant. Car en plus de son titre de souverain celeste, Indra est aussi la divinité de la foudre fendant le ciel…

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la Carte du Dragon

En ouvrant un booster de carte un jour, peut-être avez-vous trouvé dans vos six cartes une carte piège représentant une drôle d’antiquité… Certaines rares cartes de Magic & Wizard sonnent parfois comme un rappel aux premières heures du jeu des ombres, maîtrisé par Yami Yugi au début de la grande aventure de sa socialisation dans la vie de lycéen de Yugi Muto. A cette époque, parmis les nombreux jeux desquels il a triomphé, Yami Yugi a participé à une sorte de version alternative du jeu des ombres, portée par une obscure magie ancestrale venue de Chine. En effet, en trente-huit tomes d’aventures du Pharaon sans nom, seuls trois jeux aux origines réellement occultes ont fait leur apparition dans le manga (pouvoir du Puzzle du Millénium exclus, Yami Yugi pouvant lancer un jeu des ombres sur n’importe quelle partie de n’importe quel jeu). Deux de ces jeux ont des origines égyptiennes en accord avec la thématique de la série (c’est à dire les cartes de Magic & Wizard, et le jeu du Mehen auquel Sugoroku et Otogi Senior se sont dangereusement confrontés dans leur jeunesse), alors qu’un troisième plus marginale dans la série prenait essence dans la Chine Antique…

Xing Zhen Hu」心鎮壷 Xīn Zhēn Hú, ‘Jar of Soul Suppresion’, chez nous la jarre de suppression d’âme…  (suite…)


Indiana Jones played children card games.

Ou presque.

Parmis toutes les civilisations ayant peuplées notre planète au cours du temps, certaines plus que d’autres, ont enfouies avec elles mystères et légendes qui continuent de nous faire rêver. Tout petit, c’était l’Egypte et ses Pharaons et momies du passé qui ne cessait de me faire fantasmer, avec son folklore et ses histoires de récits dignes d’une aventure du sublime Indiana Jones

Pharaons, jeux et justice dans l’égypte antique, de Yu-Gi-Oh! à Yu-Gi-Oh! GX, au temps des rois millénaires…

Si l’on s’interroge un peu sur les inspirations de Kazuki TAKAHASHI lors de la création de Yu-Gi-Oh!, un premier indice nous attend d’abord dans l’intrigue du premier jeu vidéo de console de salon inspiré du jeu de carte Magic&Wizard, principalement associé à la série: Yu-Gi-Oh! Forbidden/Sealed Memories, tentant avant l’heure d’adapter le passé scellé de l’âme habitant le Puzzle Millénaire de Yûgi mutô…

Cet opus se déroulant dans l’Egypte Antique est l’un des seuls réels indices quant à la fraction temporelle dans laquelle se déroule le règne des Pharaons au centre de la série. Le prologue du jeu nous apprend alors que le Pharaon sans nom (dont Yami Yûgi est l’âme scellée dans le Puzzle Millénaire) n’est encore qu’un Prince de la Dynastie d’Amenhotep, nom porté par les rois de la dix-huitième dynastie royale de l’ancienne Egypte. Une infomation qui prend son sens quand on sait que Ishizu Ishtar (dans le manga, dernière Secrétaire Générale du Conseil Suprême des Antiquités Egyptiennes) révèle à Seto Kaiba dans le chapitre 147 que Yami Yûgi serait en fait le « 18ième roi ». Information pas tout à fait exacte, car si l’on assemble ces indices avec  logique, YY serait bien en fait un des rois de la XVIII Dynastie, et non le 18ième roi lui-même.

Une fois cette information éclaircie, les inspirations de Takahashi-sensei paraissent plutôt claires… Trois Pharaons, dont deux au charisme plutôt marquant…

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