TUTTI QUANTI. Nous sommes en reconstruction, et cela prend du temps.

@??? J’ai décidé que tu serais mon antagoniste. #N

« Les Pokémon de la légende ont abandonné leur enveloppe charnelle… Leur essence s’est cristallisée en une pierre…  Plongés dans le sommeil, ils attendent la résurrection du héros… Je vais insuffler la vie à ces Galets, et ressusciter les Dragons légendaires! Nous tisserons des liens d’amitié… et le monde me reconnaîtra comme le nouveau héros… et me suivra alors dans ma croisade! », N.

Dans une semaine, l’évènement est au grand retour du manga Pocket Monsters SPECIAL en france après 10 ans d’absence! D’abord publié chez les éditions Glénat avec les 6 premiers tomes, renommé « La Grande Aventure », l’adaptation qui est selon le créateur même de la franchise la plus proche de sa vision d’origine de l’univers des Pokémon s’était arrêtée chez nous à la veille même du combat final de l’Arc des jeux Rouge/Vert/Bleu/Jaune. Et c’est en prenant la vague des jeux Noir et Blanc que les éditions Kurokawa nous font aujourd’hui l’immense plaisir de reprendre la série, en publiant en exclusivité mondiale le premier tome complet du nouvel Arc Black/White. Si l’on peut déjà regretter le fait que pas moins de 27 tomes séparent la dernière publication de Glénat et la reprise de Kurokawa, ont espèrera néanmoins que la maison d’édition française suivra le modèle américain, rattrapant peu à peu son retard en publiant chaque Arc comme une série à part entière (un peu comme ce que nous propose Kurokawa au final). Donc aujourd’hui, en évitant tout spoiler sur l’intrigue, je vous propose de plonger au coeur d’une petite rétrospective de l’univers des jeux Pokémon Noir et Blanc, les deux derniers opus de Game Freak ayant opéré un retour à zéro face à la chronologie vidéoludique précédente, en équation avec le rival le plus charismatique de la saga: N

 « Il s’agit de la bande dessinée qui ressemble le plus au monde que j’essayais de transmettre » Satoshi Tajiri.

BACK TO BLACK (AND WHITE).

Depuis la fin du chapitre 6 des premiers tomes publiés par Glénat, qui se terminait par la découverte de la réelle identité de Yellow, les héros ont grandi, et de nouveaux sont entrés en scène. Gold, Silver et Crystal lors de l’Arc de l’Arc à Johto, Ruby et Saphirre à Hoenn, le retour de Red, Green et Blue sur les îles Sevii Nanashima, Emerald dans le Battle Frontier premier du nom, et Diamond, Pearl, et Lady Platinium à Sinnoh, et enfin récemment le retour de Gold, Silver et Crystal à Johto. Si Yellow avait étrangement été renommée Jamy par Glénat, surfant alors sur les références à la localisation de l’animé à l’époque, la version télévisée encore en diffusion aujourd’hui n’a pourtant strictement rien à voir avec le manga. L’animé reprend seulement l’univers du jeu pour l’adapter à une majorité de personnages inédits créés en gravitation autour du personnage de Satoshi présent depuis le premier épisode, alors que le manga prend le défi d’adapter les jeux vidéos en en reprenant chaque personnage (à quelques exceptions) et chaque évènements des jeux pour en suivre le même déroulement scénaristique. En clair, il s’agit d’un développement beaucoup plus approfondi des jeux eux-même, avec quelques digressions. D’abord avec Yellow et Emerald, deux personnages inédits créés par les mangakas, puis avec certains rôles, comme Diamond et Pearl, devenus duo d’humouristes se retrouvant embarqués comme gardes du corps dans une mission de protection d’une mystérieuse Lady à cause d’un malentendu. Et plus actuellement, on retrouve White (Blanche) en agent de star Pokémon dans Noir et Blanc. Le débat animé<manga n’est pas nouveau, et je ne m’y étendrais pas, mais il faut avouer que même si ce premier a su apporter quelques très bonnes choses, c’est surtout le manga qui devrait être le visage de la licence aux côtés des jeux vidéo.

Le manga suit ainsi le fil scénaristique des jeux vidéo. Et si les mangakas ont du en imaginer un pour les trois premiers opus d’origine, le fait est que les jeux Pokémon ont leur propre scénario depuis Or/Argent/Cristal, vraiment basique et simple au possible certes, mais qui sert à chaque Arc de base au manga pour développer quelque chose de plus complexe, liant chaque générations entre elles. Car si bon nombre de joueurs n’y prêtent pas attention, il-y-a bien une chronologie temporelle dans la saga, que les concepteurs conçoivent à chaque jeu comme un puzzle à reconstruire en cherchant les indices. Pour une retrospective complète de la timeline des jeux, je vous laisse jeter un oeil à la très complète page de Bulbapedia, mais en clair, retenez que la GEN1 Rouge/Vert/Bleu/Jaune se déroule parallèlement à la GEN3 Rubis/Saphir/Emeraude, et que la GEN2 Or/Argent/Cristal se déroule parallèlement à la GEN4 Diamant/Perle/Plantine trois années plus tard. Quant aux jeux Noir et Blanc, ils lancent un tout nouveau cycle se déroulant encore plusieurs autres années plus tard. Fascinant n’est-ce-pas?

Au delà du principe back to zero, les opus Noir et Blanc s’imposent aussi par une mécanique majeure, se mettant déjà progressivement en place depuis les premiers opus DS: je veux parler d’un scénario donnant consistance à cet univers. Car si le monde des Pokémon est riche de possibilités, on est quand même forcé d’avouer qu’à côté d’un RPG basique, l’implication de l’histoire dans le jeu reste une bonne blague. Dans la série, au moins 70% de l’intêret autour des personnages, de la mythologie, de l’univers entier même se fait par le fandom. C’est plutôt insultant, une sorte de masochisme des fans cherchant crédit à un univers dans le fond vide mais qu’ils chérissent. C’est ici que l’adaptation manga Pokémon SPECIAL fait réellement le boulot du jeu vidéo. C’est plutôt vicieux. Mais avec Noir et Blanc Game Freak montre qu’ils savent quand même faire des efforts (même s’il-y-a encore du chemin à parcourir), et nous proposent un scénario qui saura cette fois au moins attirer notre curiosité. Un groupe de terroristes verts un peu anarchiques à tendance médiévales décide de porter un jeune prodige en Roi pour mettre un terme aux rapports humains/Pokémon tels qu’on les connait…

« Lorsque les points de vue se mélangent, le monde devient gris… Je ne peux pas le tolérer… »

« Pour nous arrêter, il te faudra faire preuve d’héroïsme également! En te faisant reconnaître par Zekrom/Reshiram, le seul être pouvant tenir tête à Reshiran/Zekrom! Nous combattrions à armes égales. Et tu aurais une chance de nous arrêter… Alors, que feras-tu? D’après mes calculs… Dans ce future que j’entrevois, tu rencontre Zekrom/Reshiram. Toi, à qui les Pokémon font confiance… Oui, toi! Serais-tu l’inconnue de mon équation? Le grain de sable qui ferait dérailler la mécanique avant qu’elle puisse changer le monde? Si tu veux protéger le lien qui unit Pokémon et humains, va! Trouve Zekrom/Reshiram! Plongé dans son sommeil, réduit à l’état de Galet Noir, il t’attend! »

ALL IS GRAY (NOT ALL BLACK. OR WHITE).

Dans Noir et Blanc, on a donc un scénario (déjà entièrement résumé en une phrase pil’avant. no offense.) changeant considérablement la linéarité habituelle de la série, et assez bien écrit pour tenir votre attention vers sa pièce centrale. Et on a aussi un personnage principal plus vieux: finit les gosses de 10, bonjour les ados de 17 ans. Un sosi de Yuki Judai pour le personnage masculin, et une bitch yankee pas potiche comme les autres en personnage féminin. Dans le manga, c’est le héros qui part à l’aventure en compagnie de ses deux meilleurs amis d’enfance, identiques aux jeux: Bell la cloche ambulante, et Cheren le président intello. Ils reprennent un peu le principe de ce qui avait été fait avec Pearl (le rival de D/P/P), mais en ajoutant cette fois-ci une profondeur au personnage. Oui vous avez bien lu. Rien d’extraordinaire, mais assez pour offrir quelques belles petites scènes au cours du jeu; comme par exemple Bell et sa difficulté à trouver sa place en tant que cruche de service que personne ne pense capable de quoique ce soit. A ces personnages NPC auquels on est peu habitué, s’ajoute les classy et adorés de tous Gym Leaders, les Champions d’Arènes, qui depuis Platine gagnent progressivement en charisme. Dans Platine on leur découvrait des sentiments (woa.), dans Heart Gold/Soul Silver ils sortaient même couramment de leurs arènes (WOA.), et dans Noir et Blanc, ils prennent même part à l’histoire (W-WOA!). Je sais, je sais. Si les jeux ont souvent été ingrats avec ces personnages toujours mega-populaires parmis le poké-fandom, il-y-a néanmoins toujours eu le manga Pokémon SPECIAL pour leur faire honneur, là où l’animé leur consacrait généralement deux épisodes à la volée quand les scénaristes se sentaient d’humeur. ffff. Et puis enfin, autre tradition épique sans égal dans la série: les Pokémon de départ.

So, I herd you liek Mudkipz?

Noir et Blanc poursuivent la tradition et nous proposent encore une fois une jolie floppée de starterz trop choupiwah. Et dire que certaines personnes les trouvent laids. N’importe quoi.

Voici donc venir Solid Snivy, Boss Tepig et Revolver Oshawott. Bon chez nous c’est Vipélierre, Gruiki et Moustillon. Ewww. Pour le coup, c’est différent. En tout cas, si bon nombre de joueurs auront remis en cause l’inspiration de Ken Sugimori et son équipe des studios Game Freak, je vous avoue pour ma part que cette nouvelle génération aura été une très bonne surprise. Pour les relou du « c’était mieux avant », j’attend votre thèse pour me dire en quoi ça et ça étaient mieux avant. Mon seul regret aura été l’objetisation de plus en plus récurente de certains Pokémon, s’éloignant des inspirations purement biologiques.

Mais j’aime énormément jouer à ces deux opus. Mon titre préféré était jusqu’à présent Pokémon Cristal (suivi de Saphir), mais aujourd’hui je crois que c’est à égalité avec ma version Noire. Oui je joue à la version Noire japonaise et la Blanche en PAL fr. De même, si Hoenn reste la MAP que j’ai le plus apprécié (le côté exotique, archipelle et exploration sous-marine), Isshu (Unova/Unis) arrive aussi directement en seconde position. Malgré son aspect de « gros couloir », c’est vraiment une région inventive et la première inspirée d’un modèle réel hors japon: la ville de New York. Alors oui, j’aime ces deux Pokémon Noir et Blanc. Je ne crois pas l’avoir déjà dit sur ce blog, mais Game Freak reste mon studio préféré en ce qui concerne les jeux vidéo. Je suis un fanboy. Et je ne parle pas que de Pokémon! Avez-vous déjà joué à Drill Dozer ( Screw Breaker / スクリューブレイカー 轟振どりるれろ Sukuryūbureikā Gōshin Dorirurero)? Il s’agit du dernier jeu non Pokémon développé par le studio il-y-a quelques années. Cela commence à dater, mais en 2008 le studio avait annoncé qu’un nouveau jeu, intitulé Sansea, tournant autour de trois Cheerleaders en compétition pour l’ouverture d’un Starbucks Coffe Shop serait en développement… En ce qui concerne Drill Dozer, il s’agit d’un jeu d’action old-school avec des couleurs acidulées, une grosse foreuse bien GAR, et un rumble pack rendant le gameplay encore plus jouissif. Et je ne vous parle pas de QUINTY maintenant sinon on a pas finit. Je suis amoureux de leur patte graphique. Que ce soit Ken Sugimori ou Yusuke Ohmura pour Pokémon, ils sont une équipe d’artistes vraiment épatants. Au début de l’été, le Pokémon Center japonais a d’ailleurs sorti une collection d’objets série limités aux couleurs des illustrations de Ken Sugimori. Du collector à mort dans lequel j’avoue avoir mis la somme… Mais je m’égare, revenons à nos moutons, et en particulier à un mouton noir…

I HAVE GREEN HAIR.

Le dernier manga que j’ai lu où les personnages avaient comme nom une simple lettre de l’alphabet, c’était un Boy’s Love dans le placard où des détectives émos autistes au QI supérieur tentaient de coincer un adolescent psychopathe en crise se prenant pour dieu en tuant les gens qu’il citait dans ses fanfictions yaoi écrites au stylo à bille dans son journal intime gay. C’était quoi son nom déjà…

Enfin bref. L’adorable grand méchant de Pokémon Noir et Blanc, c’est N, que toutes les fangirls ont déjà shippé avec l’héroïne comme le héros. Ou Gardevoir. Là où il tranche littéralement avec les vilains boss de fin de jeu classiques, désirant imposer leur dictature pour aller avec leurs idéaux nazes qu’ils jugent pleins de bonne volonté, N est un méchant qui veut être méchant pour sa bonne cause, suit donc des plans machiavéliques toujours pour sa bonne cause, mais qui à la fin est le plus gris de tous. Il est au final ce qu’il désire combattre avec hargne: quelqu’un de gris, de foncièrement juste. C’est ici qu’il devient le personnage le plus sensé du jeu, car celui ayant réellement un intêret entre les héros voulant battre les méchants parce que, ben ils sont méchants, et les méchants qui veulent être méchants parce qu’ils pensent être ceux qui ont raison. Au final, N, c’est un peu le centre de cet univers. Un rôle qu’il porte bien, comme son nom réel l’indique.

Dans Noir et Blanc, il est une sorte de chainon manquant. C’est un objet scientifique en lui-même. Enfant élevé par les Pokémon, êtres vivants que l’on ne peut vraiment qualifier d’animaux aux sens sauvage tant ils sont parfois proches des humains, qu’il comprend donc et dont il ne fait pour autant pas partie. Mine de rien, à côté de bon nombre de jeux ou manga japonais reprenant le concept des monstres à accumuler, la série Pokémon marque ici un tournant et pose quand même des questions. Là je sais que j’ai perdu les derniers lecteurs qui me prenaient encore au sérieux, mais avouons-le, il-y-a quand même quelque chose d’intelligent derrière ce personnage. Et d’ailleurs, par certaines références culturelles enrobées dans de la niaiserie pour enfant, les gens derrière la série ont su plus d’une fois aborder certaines notions beaucoups moins bêtes qu’elles ne le paraissent. Latias, Latios, si je vous dit éon cela vous parle? Oui, je sais, j’en reviens encore à ce fichu film 5.

En ce qui me concerne, je me stoppe ici en attendant la sortie du tome 1 de Pocket Monster SPECIAL Noir et Blanc chez Kurokawa le 8 Septembre pour vous reparler de N et de ses manly tears de hippie. Je ne vais quand même pas vous spoiler hein. Sinon, mon chat m’a dit en passant que je m’éloignais un peu trop de YGO. C’était bien le sujet d’origine du blog. Après tout, je parle bien des merveilleusement originaux Dragon Blanc aux Yeux Bleus *tousseReshiram* et Dragon Noir aux Yeux Rouges *tousseZekrom* dans cet article non? Ouh le vilain troll.

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